- 16 août
Prendre de la distance avec ta famille n'est pas une trahison
- Clarisse LIBENE
- Passages de Vie
Il y a un an, mon corps a fait quelque chose que ma tête refusait de faire. Il a dit non.
J'ai fait un shutdown. Trois jours à l'arrêt complet, six semaines à m'en remettre. Et tu sais ce qui l'avait déclenché ? Pas un drame. Juste ma peinture et refaire mon passeport. J'adore peindre (la toile derrière moi dans mes vidéos, c'est moi qui l'ai faite). Et au moment où j'ai commencé à me dire "et si j'en faisais un business, et si j'ouvrais des cours, et si tout le monde en profitait"... mon système a mis le frein. Direct.
Parce que je venais encore de le faire. Prendre la seule chose qui était à moi, rien qu'à moi, et la transformer en quelque chose que je devais partager, offrir, rendre utile aux autres.
Ça, c'est la signature d'une enfance qu'on t'a volée.
Si tu es l'aînée de ta famille, surtout dans nos familles de la diaspora, tu connais ça mieux que personne. On t'a confié des responsabilités d'adulte quand tu étais petite. Traduire pour tes parents, gérer tes frères et sœurs, être l'exemple, payer, porter. Ça porte un nom : la parentification. Et ça laisse des traces précises. Le perfectionnisme. Cette hypervigilance qui ne te lâche jamais. Ces relations où tu es toujours celle qui aide, jamais celle à qui on demande comment elle va. Et ce truc, au fond, de ne pas vraiment savoir qui tu es en dehors de ce que tu fais pour les autres.
Je viens de tourner une vidéo entière là-dessus. Elle est intense, elle est profonde, mais je crois qu'elle était nécessaire. Tu peux la regarder ici :
Voir la vidéo 👇🏾
Ce que je veux te déposer aujourd'hui, c'est la partie qui soigne.
D'abord, une phrase que je répète depuis des années : tu ne peux pas guérir dans l'environnement qui t'a rendue malade. Prendre de la distance avec ta famille, ce n'est pas couper les ponts, et ce n'est surtout pas une trahison. C'est mettre les gens à la bonne distance pour enfin voir clair. Tu sais déjà, au fond de ton corps, qui tu peux voir souvent et qui te vide. Tu as juste besoin de t'autoriser à l'écouter.
Ensuite, tu as besoin d'un espace pour faire le deuil de la petite fille que tu n'as pas pu être. La colère, la tristesse, le ressentiment que tu étouffes sous les blagues et les cadeaux : ils ont le droit d'exister. C'est un poids transgénérationnel, il ne t'appartient pas vraiment. Quelque part dans ta lignée de femmes, quelqu'une peut décider que la chaîne s'arrête ici.
Et puis, tu as besoin de choses qui sont juste pour toi. Des relations légères qui ne te demandent rien. Un loisir que tu ne monétises pas, que tu ne partages avec personne. Moi, j'ai décidé : la peinture, c'est pour moi. La danse, c'est pour moi (une heure, ma musique, ça ne regarde personne). La couture, bientôt, ce sera pour moi. Il n'y aura pas de cours. Pas de business. J'ai le droit d'avoir quelque chose qui me passionne, point.
Alors je te pose la question, et j'aimerais vraiment ta réponse : c'est quoi, ta passion qui n'est que pour toi ? Celle que tu ne partages avec personne. Si tu ne la trouves pas tout de suite, fais la liste de ce que tu aimais faire petite, et choisis-en une. Rien qu'une.
Si tu veux faire ce travail en profondeur, pas toute seule, je te donne rendez-vous dans Bliss. Tu commences par le challenge Se sentir bien à 1€, tu deviens membre, et tu rejoins ce qu'on vit en ce moment. En septembre, on démarre la rentrée Zen et Organisée : trente jours pour remettre de l'ordre dans ta vie et dans ton business, et arrêter d'être en haut de la liste de tout le monde sauf de la tienne.
Hâte de te lire.
Love,
Clarisse.
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