Au cours des dernières années, j'ai dû lâcher de nombreuses identités auxquelles je m'étais accrochée.
Clarisse grosse, Clarisse divorcée, Clarisse en colère, Clarisse qui a peur des hommes, Clarisse la célibattante, Clarisse la maman solo qui gère tout toute seule, Clarisse la banlieusarde, Clarisse prude, Clarisse la parisienne, Clarisse la fille facile.
Chacune de ces parties de moi se racontait une histoire avec un début, des acteurs, des lieux précis, des intrigues et une fin qui, pour la plupart du temps, ne correspondait en aucun cas à la vie que j'avais envie de vivre.
Clarisse grosse était une bonne vivante qui ne se refusait aucun plaisir et qui se battait pour faire accepter les femmes pulpeuses aux yeux du monde. Ai-je encore envie de me battre? Non
Clarisse divorcée, la femme seule qui n'avait pas besoin d'un homme dans sa vie pour se sentir heureusue... Avais je envie de continuer ma vie seule? Non
Clarisse qui a peur des hommes mais qui couche avec le premier venu... Avais-je encore envie de passer mon temps à me nettoyer énergétiquement de ces personnes en qui je n'avais pas confiance, ne serait-ce que pour me conduire en voiture? Non
Clarisse la parisienne qui roule en mini cooper et fait son shopping place des Ternes... Avais je encore envie de cela dans ma vie? N'avais pas déjà joué ce rôle suffisamment longtemps? Est ce que cela me procurait encore du plaisir? Non
J'ai du laché toutes ces identités pour construire la femme que je voulais être et m'autoriser à faire ce que la version de moi dans le futur voulait faire, voulait être et voulait posséder.
Vous avez peut être envie de lâcher des parts de vous qui ne vous sont plus utiles aujourd'hui.
La fille gentille, le flambeur, le coureur de jupon, le mari infidèle, la femme docile, la grosse, la bonne vivante, la pauvre, la salariée acharnée qui survit de burn out en burn out.
J'ai été toutes ces personnes. Parfois en conscience, parfois sans même m'en rendre compte. Ce n'est que lorsque je buttais face à certains de mes objectifs de vie que j'ai pris conscience du niveau d'attachement à ces identités.